Sommeil, repas, motricité, développement, activités, écrans ... comment accompagner votre enfant ?

Si vous me suivez depuis un moment, vous le savez : je ne vous dis pas quoi faire en matière d'éducation et de choix, parce que toutes les réponses sont respectueuses, parce que ce qui compte vraiment c'est que vous trouviez votre propre solution.

Je préfère vous aider, petit à petit, à la fois à vous faire confiance et à savoir ce que vous voulez vraiment et aussi vous proposer des changements, des expériences quand vous êtes bloqués. Avec pragmatisme et non-violence, toujours.

Pourtant, les conseils aux parents en matière de santé, de sécurité comme de rythme de vie, d'accompagnement du sommeil ou des repas sont nombreux. Et je reçois souvent des retours comme quoi c'est utile.

Alors après avoir réfléchi avec vous à comment faire des choix pour les enfants en matière de santé et de sécurité je  vous propose aujourd'hui une infographie sur les grands principes qui peuvent vous guider concernant quatres thèmes sur lesquels je reçois souvent des questions : le sommeil, les repas, le développement et les activités.

Et pour accompagner l'infographie, un petit article pour détailler tout ça. Dites moi si ça vous plait et si vous en voulez d'autres et sur quels sujets !

 

ACCOMPAGNER SON ENFANT : 3 principes pour vous guider et choisir

Parce que je pense que le plus important est de vous donner les clés pour choisir vous même, pour construire votre solution personnelle et familiale sur mesure, j'ai commencé l'infographie avec 3 principes-guides pour vous aider à choisir par vous même :

1. Prendre votre enfant au sérieux

C'est la base si vous voulez trouver des solutions respectueuses de votre enfant. 

Même si vous avez raison, même si votre proposition pour le sommeil, le repas ou n'importe quel sujet est une proposition que vous avez basé sur les meilleures recommandations de santé du monde, même (voire surtout) si votre enfant y résiste, prenez votre enfant au sérieux. Ne dénigrez pas ses envies, ses propositions, ses choix. Ne niez pas ses émotions. Essayez de comprendre ce qui compte pour lui, de quoi il parle, ce dont il a besoin. Parfois son besoin est ailleurs que là où vous le pensez : par exemple vous voulez lui faire manger des légumes et lui veut choisir par lui même : proposez lui alors un choix de légumes et tout le monde sera content ! 

Parfois vous ne pourrez pas trouver une solution qui contente tout le monde. C'est normal et ça n'est pas grave. Dans ces cas là, prendre votre enfant au sérieux c'est envisager sérieusement son point de vue et le votre, faire un choix, l'assumer avec responsabilité et respect de votre enfant et ses émotions.

2. Lui proposer de la variété

Vous ne pouvez pas ne pas influencer votre enfant. 

Que ça soit pour le choix de ce qu'il mange, de à quoi il joue, comment il s'occupe : vous l'influencez même si vous ne voulez pas le faire. Ne rien faire influence l'autre.

Et la première façon d'influencer c'est ce que vous proposez, ce qui est à disposition de votre enfant. Alors proposez de la variété : variété alimentaire, d'activités, de rythme de journée. Il n'y a que comme ça que votre enfant pourra de lui même équilibrer, découvrir, choisir.

3. Agir sur le contexte

Lorsqu'il y a un blocage avec un enfant, on a facilement le réflexe de vouloir changer l'enfant : on crie, on s'enerve, certains punissent etc. Si on a conscience que menacer ou punir n'est pas constructif, alors on passe souvent au réflexe inverse : on essaie de se changer soi même et on laisse tomber, ce qui a l'avantage d'éviter l'escalade de la violence envers l'enfant mais l'inconvénient de faire passer à l'enfant deux messages non-dit : "Je ne crois que tu puisses supporter que les choses ne se passent pas exactement comme tu les imagines." et le second inconvénient que notre inquiétude pour son équilibre et sa santé risque de monter petit à petit jusqu'à nous faire craquer.

Dans ces cas là, votre premier levier d'action est d'agir sur le contexte. On oublie trop le contexte.

Si votre enfant ne dort pas assez et est épuisé, s'il mange mal ou trop peu, etc .. : pensez contexte, regardez déjà ce que vous pouvez modifier concernant l'installation matérielle, les horaires, le rythme, la variété, la présentation etc ... 

 

 

Accompagner le sommeil : Bien dormir pour mieux profiter des journées !

Bien dormir c'est important. 

Si votre enfant manque de sommeil : il va être irritable, fatigué, sans entrain. Et il ne va pas pouvoir profiter de ses journées.  Ne pas vouloir décider pour lui de combien de sommeil il a besoin et une bonne idée, mais attention à ce que cela ne conduise pas à un enfant épuisé, parce qu'il aime trop jouer, passer du temps avec vous ... Observez ses journées pour vérifier s'il dort assez !

1. En journée : un temps pour sortir dehors, bouger 

Il a été montré que sortir en plein air, bouger, courir etc ... favorise un sommeil de qualité. Et pas que pour les enfants !

Essayez donc d'organiser la journée pour que votre enfant puisse passer du temps dehors, même quand il fait froid : un tour au parc en rentrant de l'école, une balade tout les matins après le petit déjeuner, un tour au jardin avant le repas etc ...

2. Passer du temps avec votre enfant en journée

Souvent les demandes des parents le soir ou la nuit sont liées au manque des parents la journée. 

Prenez du temps de qualité avec vos enfants dans la journée : faites une activité ensemble si vous en avez le temps et le courage, ou bien passer simplement un quart d'heure dans les bras sur le canapé au retour de l'école pour discuter de la journée, offrez 5 minutes de temps exclusif à chaque enfant chaque jour ou bien passez un bon moment avant d'aller se laver les dents à lire un livre ensemble.

3. Respecter les signes d'endormissement

Le sommeil c'est comme la SNCF : si on a raté le train, il est inutile de s'énerver, on a raté le train.

L'endormissement marche par "train du sommeil", on a une heure favorable à l'endormissement à laquelle on va s'endormir facilement, mais si on la rate ... on va devoir attendre le prochain endormissement quelques heures plus tard.

C'est valable à tous les âges même si la durée des trains varient, donc si votre enfant n'a pas l'air du tout de vouloir s'endormir : inutile de s'acharner, vous risquez juste de créer un conflit autour du sommeil ce qui n'est jamais une bonne idée pour lui permettre de bien dormir.

Dans ce cas, le plus simple est de proposer une activité calme et de surveiller l'arrivée des nouveaux signes d'endormissement.

4. Différencier les réveils du sommeil agité

Ne pas laisser pleurer un bébé la nuit est une très bonne idée, parce qu'il est trop petit pour se calmer seul, parce qu'il a besoin de votre présence pour apprendre à avoir confiance dans le monde.

Par contre, je vois régulièrement des parents qui doivent s'occuper x fois de leur bébé la nuit ... parce qu'ils confondent réveils et sommeil agité. Un bébé ça ne dort pas ...comme un bébé (lol). Ca fait du bruit, ça rêve, ça chouine voire pleure un peu en dormant !

Alors si les réveils sont très fréquents : prenez le temps de vérifier doucement si bébé est vraiment réveillé, observez, écoutez. Parce que si vous le réveillez alors qu'il dormait, vous risquez un réveil plus long de suite et de désorganiser son sommeil durablement.

5. Ne pas forcer à dormir ni à rester au lit

Vous aimez dormir ? Vous glisser sous la couette douce et chaude à la fois, profiter du calme, être bien installé·e ...

Si vous aimez dormir, vous savez que c'est un précieux moment à préserver. Si vous avez des difficultés d'insommies, vous savez aussi que rester au lit n'est pas une bonne idée : il vaut mieux se lever et se recoucher quand on a sommeil.

Pour toutes ces raisons : ne forcez pas votre enfant à rester dans son lit s'il ne dort pas, s'il n'a pas sommeil. Il peut jouer tranquilement dans sa chambre par exemple et aller se coucher quand il se sent prêt.

6. Faire un bilan médical si beaucoup de pleurs

Si votre bébé ou jeune enfant pleure dès que vous le couchez, s'il ne peut pas dormir autrement que sur vous, s'il pleure beaucoup la nuit ou à la sieste : commencez par un bilan médical. Il est possible que votre enfant souffre de RGO ou d'une otite par exemple et vous ne pourrez pas vraiment l'aider à dormir mieux tant que vous n'aurez pas soigné ces pathologies.

7. Pour mieux dormir : pas trop chaud, pas trop de bruit ni stimulation, pas trop de lumière

Pour bien dormir, il ne faut pas avoir trop chaud : attention à la température de la chambre, à la chaleur de la couette. Notre corps se refroidit au moment de l'endormissement et il faut le lui permettre. Evitez aussi les bains trop chaud avant de s'endormir, ou trop frais car le corps de l'enfant se mettrait en mode "chauffage" pour compenser et ce serait contre productif pour le sommeil. Couvrez bien les extrémités si besoin : les pieds par exemple parce que si on a froid au pied : on chauffe et on s'endort mal.

Pour bien dormir, il ne faut pas avoir trop de lumière : ni pendant la nuit, ni 1 heure avant de dormir. Alors baisser les lumières avant le coucher, soyez attentif à la lumière dans la chambre. 

Pour bien dormir, il ne faut pas trop de bruit et de stimulation : un bruit régulier et pas trop fort gêne peu mais des pics de bruits réveillent ou empêchent de s'endormir et ce, pas seulement pendant qu'on dort mais aussi dans les moments avant de se coucher.

De la même façon, faites attention à ne pas stimuler votre enfant lors des réveils de nuit : chuchotez voire ne parlez pas, ayez des gestes fermes, lents et doux, n'allumez pas la grande lumière etc ...


 

 

Accompagner les repas : Au menu : plaisir, santé et partage !

Les repas peuvent vite devenir très tendus et c'est dommage. Manger devrait rester pour tout le monde un plaisir et un moment de partage.

1. Jardiner, faire les menus et les courses ensemble

Il est montré que plus l'enfant participe à la préparation des repas : plus il a envie de goûter et c'est bien naturel : il est fier d'avoir participé et en plus il sait exactement d'où ça vient.

Alors n'hésitez pas à jardiner avec votre enfant, à aller cueillir des fruits dans le jardin de Mamie ou de l'agriculteur du coin, à faire les menus et les courses avec lui.

2. Cuisiner ensemble, préparer de belles assiettes

Dans le même esprit : proposez lui de cuisiner ensemble !

Préparer de belles assiettes, découvrir ce qu'il se passe quand on fait cuire de la farine avec du lait, ou comment se fabrique un gâteau, ça donne envie, ça apprend des choses et ça donne faim !

Quand votre enfant grandit, vous pouvez lui proposer de faire le repas par lui même à 100%, je peux témoigner pour vous que c'est très agréable de lui déléguer ça, se laisser gater par ses enfants, c'est pas mal non plus !

3. Proposer des aliments variés que l'on aime aussi

Proposer des aliments variés, pensez à utilisez des nudges sont des façons simples de permettre à votre enfant de manger équilibré.

Spontanément les enfants savent équilibrer leur alimentation, mais pour qu'ils le fassent il faut qu'il puisse avoir facillement accès à toutes les catégories d'aliment et ça c'est votre part du travail.

Proposer des aliments que vous aimez est important aussi, parce que votre enfant apprend la vie d'abord en vous regardant et en vous imitant, c'est le cas pour apprendre à dire merci et s'il te plait mais aussi pour manger des haricots verts et des lentilles. 

4. Assurer des horaires de repas (plutôt) réguliers

Cela peut paraitre rigide mais en réalité si vous proposez des horaires de repas réguliers, l'appétit de votre enfant pourra, petit à petit, se caler dessus et il aura faim au moment du repas ce qui est un double avantage : ça évitera les faims et les envies  entre les repas qui sont souvent des invitations à manger du vite fait, pas forcément équilibré et ça facilitera les découvertes car on a toujours plus envie de gouter quand on a faim !

5. Ne pas forcer à manger ni limiter les quantités

"Pas une cuillère de plus !", c'est une règle proposée par Emi Pikler dans la motricité libre et c'est une règle qu'on peut garder bien au delà des bébés. Quand l'enfant n'a pas plus faim : il ne mange plus. Cela inclut aussi les fois où il n'a plus faim de haricots verts mais encore faim de frites, oui, oui, parce que si vous l'obligez à manger des haricots verts pour avoir droit aux frites vous allez lui apprendre à détester les haricots verts et adorer les frites et je doute que ça soit votre objectif. 

Cela inclut aussi : goûter ! Forcer à goûter revient à forcer à manger et c'est une mauvaise idée qui créé beaucoup plus de problèmes qu'elle n'en résouds. Proposer à votre enfant des aliments variés, que vous aimez, reproposer régulièrement, il goutera de lui même un jour.

Ne pas limiter les quantités non plus parce que s'il a faim : il a faim. Si vous le limitez quand il a faim : il aura encore plus faim après. Et s'il mange alors qu'il n'a pas faim : il a une raison qui mérite d'être prise au sérieux, et surtout : il aura juste moins faim au repas d'après ! C'est bien fait  la faim, et pour que ça reste bien fait le plus simple c'est de la respecter.

6. Faire du repas un bon moment sans écrans, livres ...

Quand on mange en faisant quelque chose d'autre, en regardant la télé, son smartphone, en lisant, en jouant etc, et bien on n'est plus connecté à ses sensations de faim et de satiété et on mange beaucoup plus ! Trop car au delà de notre faim.

Vous en doutez ? Essayez de vous servir un saladier de pop corn et de le manger en conscience, sans regarder un film ...

Faire du repas un bon moment, détendu, agréable avec des échanges et sans télé ou autre, c'est une garantie de permettre à chacun de répondre au mieux à ses besoins, et pas seulement alimentaires.

7. Discuter des sensations alimentaires : parler goûts, textures, plaisirs, faims, satiétés, envies, culture ...

Plus on mange en conscience : plus on reste connecté à sa faim et sa satiété, à ses faims et ses satiétés plutôt puisque nous avons des satiétés par aliments, pour nous aider à équilibrer le repas en qualité et en quantité.

Et comment manger en conscience ? En parlant de ce que l'on mange ! 

Faites des concours pour deviner les ingrédients de la soupe, comparer plusieurs recettes de riz aux lentilles en famille, racontez comment vous aimiez le flan renvervé de votre mamie, demandez si c'est plus la texture ou le goût que l'enfant aime dans ce plat, etc ... bref parlez, échangez, aimez ensemble !
 

 

Accompagner le développement : Au menu : plaisir, santé et partage !

Chaque enfant a son propre rythme de développement, accompagner son enfant dans son développement c'est donc d'abord avoir confiance et respecter son rythme mais c'est aussi lui proposer un environnement adapté, suffisement stimulant pour lui permettre de développer toutes ses possibilités.

1. Proposer un temps en plein air (presque) chaque jour

Aller dehors, courir, sauter, crier c'est une vraie liberté, un vrai besoin pour l'enfant.

Prévoir chaque jour ou presque un temps de plein air lui permettra de se défouler, de s'aérer, de se dépenser : un petit détour au parc en rentrant le soir, un tour dans le jardin de Mamie ou une ballade de mon matin après le petit déjeuner : à vous de trouver votre rythme, celui qui s'inserre dans votre vie quotidienne.

2. Sécuriser l'environnement plutôt qu'interdire

Dans l'environnement d'un enfant, surtout s'il est petit, peuvent se cacher des risques qu'il n'est pas encore capable de mesurer et de prendre en compte.

A ce moment là, il est plus fructueux d'aménager l'environnement que d'interdire, parce que si l'enfant est petit l'énergie qu'il mettra à essayer de respecter l'interdiction ne pourra pas être employé à découvrir, jouer, grandir et la plupart du temps il n'arrivera pas à respecter l'interdiction et ça crééra des tensions inutiles.

Apprendre à respecter les interdits viendra plus tard et dans d'autres contextes. 

3. Autoriser et verbaliser les erreurs, émotions et frustrations

Autoriser les erreurs, c'est permettre l'apprentissage ! On apprend de ses erreurs, en essayant et réessayant jusqu'à réussir et comprendre.

Autoriser les émotions, c'est ne pas consoler l'enfant systématiquement. Parce que toujours vouloir calmer, faire taire l'émotion, c'est transmettre le message "je pense que tu ne peux pas supporter une émotion désagréable", dommage non ? Verbalisez les émotions, acceuillez, écoutez mais autorisez les, permettez les.

Autoriser la frustration c'est permettre de grandir et c'est avoir confiance en votre enfant, c'est lui dire "tu peux vivre avec ça, j'ai confiance". Il ne s'agit pas d'ajouter des frustrations volontaires, ni de s'interdire d'éviter les frustrations quand c'est possible, il s'agit simplement d'être attentif, attentive à ne pas toujours réagir avec son enfant comme si la frustration était innaceptable, dangereuse.

4. Etre présent et disponible, rester pas loin (selon l'âge)

Pour grandir, pour découvrir, pour tester, pour apprendre, votre enfant a besoin de se sentir en sécurité.

Et pour être en sécurité, quoi de mieux que la présence proche et disponible d'une personne en qui on a confiance, de notre base de sécurité, de notre parent ou d'un autre adulte qu'on apprécie ? Rien.

Soyez disponible et jamais bien loin. Selon l'âge de l'enfant, jamais bien loin varie bien sur : à 6 mois votre bébé a besoin de pouvoir vous voir en tournant la tête, à 12 ans votre bébé (si, si ! lol) a juste besoin que vous soyez dans la maison à portée de voix (ou de SMS).

5. Laisser à l'enfant du temps libre, informel chaque jour

Dans la motricité libre, il y a un principe de libre activité, pour permettre à l'enfant de jouer et bouger à sa façon, selon ses besoins et ses envies. Un temps sans rien d'organisé, un temps pour jouer n'importe comment avec n'importe quoi.

Je pense que ce principe peut s'étendre à tous les âges. L'enfant n'en fera pas la même chose à 6 mois qu'à 16 ans mais la liberté de faire à sa façon, chaque jour, c'est précieux.

6. Lui proposer de participer au quotidien de la famille

Participer au quotidien de la famille c'est en faire partie, c'est être reconnu, c'est être utile.

Participer au quotidien de la famille c'est aussi apprendre, découvrir, comprendre, réaliser tout ce qu'il y a à faire dans une famille.

Votre enfant ne veut pas participer ? J'ai une astuce : proposer lui quelque chose de plus difficile ! Parce que si mettre la table à 2 ans c'est un exploit et ça donne super envie, à 10 ans mettre la table c'est facile, fastidieux et ça devient une corvée, proposez à votre enfant de faire le menu et le repas 100% tout seul et l'envie reviendra ! (et il mettra même la table).

7. Lui permettre de : grimper, se balancer, toucher,manipuler, malaxer, créer, rêver, ne rien faire ...

Pour bien grandir, votre enfant a besoin de varier ce qu'il fait avec son corps.

Lui permettre de : grimper, se balancer, toucher,manipuler, malaxer, créer, rêver, ne rien faire ... c'est non seulement l'autoriser à le faire mais c'est aussi : mettre en place le contexte, l'environnement qui le permet : une balancoire ou un bilibo, de la pâte à modeler ou de la terre au jardin etc ...

 

 

 

Accompagner les activités : Jeux, créations, écrans : apprendre et aimer !

Jouer, regarder la télé, dessiner, jouer aux jeux vidéos, pratiquer l'aïkido, faire un jeu de cartes avec les cousines ou fabriquer un robot avec maman .. aujourd'hui les enfants peuvent choisir et pratiquer un grand nombre d'activités. Comment les accompagner ?

1. Laisser du temps et de l'espace aux activités libres

A priori, votre enfant n'est pas ministre. 

Son emploi peut donc, sans risque, comporter des trous, du temps libre, des temps morts. Et ce n'est pas une mauvaise idée de le faire parce que de l'ennui naît la créativité, de la liberté naît la spontanéité.

2. Choisir des matériels adaptés à ses capacités

Chaque enfant est différent. Et pour que chaque enfant puisse jouer, profiter il est profitable que le matériel, les outils, les activités soient adapatés à ses capacités. 

3. Varier les plaisirs : des jeux vidéos à la couture ...

Aucune activité n'est nocive en soi. Même les écrans.

Je ne vais pas détailler ici, parce que je vous prévois plusieurs articles sur le sujet dans les semaines  à venir mais ni les écrans ni les ondes ne sont nocifs.

Ce qui est dommageable c'est de ne pas varier. Un enfant qui passe tout son temps sur un écran ne court pas, ne discute pas, ne parle pas, ne manipule pas. Et c'est ça le soucis. Pas l'écran en lui même. Du coup, un enfant qui passe sa journée sur un livre aura exactement les mêmes manques que celui qui passe sa journée sur un écran.

La solution ? Varier les plaisirs. Proposer des activités variées.

4. Proposer des activités nouvelles, différentes

Quand proposez une nouvelle activité ? Quand votre enfant a fini de découvrir  les précédentes, qu'il a besoin d'autres choses pour grandir. Comment on le sait ? Quand il devient irritable, que plus rien ne lui plait, qu'il rale etc ...Souvent c'est parce qu'il a fait le tour de ses jouets, ses activités créatives, votre jeu de société habituel ou même ses dessins animés préférés. C'est le moment de proposer autre chose : une ballade en famille, un nouveau jeu de société, un nouveau dessin animé, un nouveau tuto créatif en vidéo ... ou de lui demander si lui a de nouvelles idées ! 

5. Partager votre activité préférée et la sienne

Parce que le plaisir et la passion, ça se multiplie quand on les partage.

Parce que ça va nourrir la relation et vous permettre de mieux vous connaitre l'un l'autre.

Parce que c'est agréable tout simplement.

5. Ne pas diaboliser une activité (par ex les écrans)

Si vous diaboliser une activité, si vous la limitez trop, la cadrez, la jugez, l'effet le plus probable est que ça va créer chez l'enfant une réaction de défense en mode "je veux choisir ce que je fais !" et ... la demande de la dite activité augmentera !

Proposez plutôt d'autres activités et surtout : discutez avec votre enfant de ce qu'il aime dans cette activité, partagez !

6. S'intéresser à ce qu'aime l'enfant : parler goûts, plaisirs, passions, essais, curiosité ...

Est ce que j'ai besoin d'expliquer ? ;) 

 

Voilà, j'ai fait le tour. Avez vous aimé cette infographie et cet article ?  Est ce que vous en voulez d'autres comme ça et si oui sur quel sujet ?

N'hésitez pas à partager, avec toujours le lien vers mon blog bien sur.

 

Publié le 23 janvier 2020 par Dominique Vicassiau Au Quotidien : La Vie Avec Les Enfants


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